Lettre ouverte 

Depuis ta naissance, j’ai l’impression que la vie est en accélérée et que je n’ai pas le luxe de savourer chaque instant. Tu es mon petit bébé, mon petit tout qui grandit chaque jour un peu plus. Un peu trop…
Tout au long de ma grossesse, je t’ai imaginé, t’ai adoré alors même que je ne te connaissais pas. Le son de ton cœur me suffisait pour fondre. Puis je me suis imaginée aussi, moi en jeune maman. L’approche des premiers jours me rendait fébrile, de par la peur. L’inconnu me faisait trembler, j’avais cette hantise de ne pas réussir, de perdre mes moyens. Si on résume les faits à leurs aspects théoriques, je ne m’en sors pas trop mal. Changer une couche, facile. L’allaitement, idem si on exclut les pics de croissance. Te soigner, j’ai appris. T’aimer, c’était une évidence !

Mais lorsque l’on s’attèle à mes ressentis, j’ai le sentiment d’être une mauvaise Maman. Une de celle qui craque à la moindre difficulté parce je suis tout simplement bien trop fatiguée pour me battre. Je ne tiens plus compte du nombre de fois où j’ai pleuré tout en te berçant parce que je voulais absolument que tu t’endormes. Ce soir en fait encore parti. Trois heures d’acharnement pour te déposer dans ton lit, le plus délicatement possible, retenant respiration et mouvements brusques.

Toutes les questions s’enchaînent et je croule sous la pression des dires de mon entourage. Le  » tu ne devrais pas faire comme ça » entendu plus d’une fois me brûle de culpabilité. Évidement, je me fous une pression monstre. Évidemment, je doute. Évidement, tu es mon premier enfant et j’apprends.

L’aventure est folle, magique et cruelle à la fois. Tu es mon amour inconditionnel et la boule d’énergie qui me consume… Et puis, tu rigoles. J’oublie tout et suis certaine que de t’avoir eu est la plus belle histoire que j’ai écrite. Peu importe la fatigue, le manque de temps, l’éloignement au sein du couple malgré l’amour qui évolue. Tout ça c’est ridicule et modulable. Ton bonheur, lui ne l’est pas !

J’espère pouvoir réussir à te faire flotter, te soutenir et t’aider aussi profondément que tu l’attendras de moi. Ma toute petite, je t’aime !

Publicités

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

w

Connexion à %s